La confiance en soi

Lorsque j’ai parlé de mon projet de Blog à un ami et voyant que je n’arrivais pas à me lancer, il me dit : « Ben tiens, écris sur la confiance en soi ! ». Sympa l’ami, mais il avait raison. La confiance en soi est quelque chose de difficile à acquérir et à garder. ​ A l’heure où nous sommes soumis à une pression infernale, à la critique et le jugement facile, comment faire pour garder confiance en nous et ne pas se laisser écraser par le regard des autres ? Certains y arrivent très facilement, d’autre moins, et il est vrai qu’en toute transparence, cela peut être mon cas. ​ Commencer à écrire sur le thème de la confiance en soi me semble un bon départ et me représente finalement bien : je n’ose pas, je suis pleine de questionnement, j’ai peur du jugement. Mais à quoi bon ? On ne peut pas plaire à tout le monde, on aura toujours des critiques, mais ce qui compte c’est de se sentir bien et d’être en accord avec ce que l’on fait et ce que l’on veut apporter aux autres. ​ ​ Aujourd’hui, nous avons tendance à trop nous culpabiliser, à être trop exigeant envers nous-même, on refuse d’accepter nos erreurs. Le terme de confiance signifie « se fier à… » : donc pour avoir confiance en soi, il faut apprendre à se fier à soi-même, à se fier à nos ressources personnelles. ​ La peur est l’un des premiers freins à la confiance en soi. Il faut la maîtriser, et pour cela il faut aller à l’encontre de cette peur : agir, aller vers les autres, ce n’est que dans l’action que vous vous familiariserez avec la situation et que vous gagnerez en aisance. ​ La routine : sortir de sa routine peut être effrayant (on revient à nouveau à la peur !) mais c’est en découvrant la différence que l’on apprend, on évolue. Rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouveaux lieux, essayer de nouvelles activités : il faut oser, découvrir de nouveaux repères afin vous adapter plus facilement aux nouvelles situations. ​ L’autosuggestion : Il ne s’agit pas ici de se mentir, mais de prendre conscience que « je peux le faire ! ». La pensée positive renforce le développement de la confiance en soi. ​ La peur de l’échec : C’est cette crainte qui fait que vous manquez de confiance en vous. Il suffit de vous fixer des objectifs atteignables et de savoir quelles sont vos limites et vos possibilités. ​ Savoir tirer profit de ses erreurs : « C’est en faisant des erreurs que l’on apprend » dit-on, ou, « il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas », et c’est bien vrai ! Toute réussite ne se fait pas du premier coup, il faut essayer, parfois se tromper et apprendre de ses erreurs, en tirer une leçon. Ne restez surtout pas focaliser sur vos erreurs, servez-vous en ! ​ La comparaison : Il y a toujours meilleur que soi, toujours plus faible que soi, qu’importe ! Ce qui est le plus important c’est ce que vous êtes vous et que vous vous aimiez tel que vous êtes. ​ « Soit vous croyez à vos pensées, soit vous les remettez en cause. Il n’y a pas d’autre choix », Byron Katie ​ ​ ​ THE WORK ​ The Work est une technique que j’apprécie, développée par Byron Katie, une grande figure du développement personnel. A la suite de sa dépression, elle s’est rendue compte que nos croyances étaient bien plus douloureuses que la réalité qu’elles décrivent. Sa méthode consiste donc à évaluer nos croyances et à les retourner afin de reprendre confiance en soi. ​ L’objectif est d’identifier et neutraliser les pensées qui nous font souffrir. Dans un premier temps, vous allez formuler la pensée stressante ou qui vous fait du mal. Vous pouvez faire cela à voix haute ou par écrit. Par exemple : « Je suis mauvais dans mon travail ». ​ Ensuite, vous allez vous poser plusieurs questions : ​ 1) Est-ce que c’est vrai ? Vous devrez répondre sincèrement. ​ 2) Êtes-vous absolument certain que c’est vrai ? Si vous en êtres vraiment persuadé vous allez fournir des exemples convaincants d’échecs pouvant prouver qu’en effet, vous n’êtes jamais à la hauteur de vos exigences. 3) Comment réagissez-vous ? Que se passe-t-il quand vous croyez à cette pensée « Je suis mauvais dans mon travail » ? Vous devez être sincère dans votre analyse qui va faire ressortir en vous toutes sortes de sentiments, qu’ils soient positifs ou négatifs (joie, soulagement, colère, honte…). 4) Qui seriez-vous sans cette pensée ? Vous allez comprendre que vous n’êtes pas vos croyances. Il suffit de les modeler pour vous en détacher et produire de nouvelles émotions. ​


Vous allez à présent retourner vos croyances. ​ D’abord vers vous : je ne me suis peut-être pas donné les moyens de mon ambition (donnez trois exemples). ​ Puis vers l’extérieur : mon ambition est objectivement hors de ma portée (donnez trois exemples également). ​ Et enfin à l’opposé : je suis à la hauteur et j’y arriverai (donnez trois exemples).


 

Prenons l’exemple de Byron Katie avec la pensée : « Je ne compte pas pour mon père » ​ Retournement vers soi : « Je ne compte pas pour moi » : Je me fais du souci au sujet de la relation avec mon père sans véritable fondement, je travaille jusqu’à l’épuisement, je rends toujours service, faisant passer les autres avant moi. ​ Retournement vers l’autre : « Mon père ne compte pas pour moi » : Je n’ai pas envie de l’appeler, je pense qu’il n’a pas besoin de moi, je suis déplaisante avec lui quand on se rencontre… ​ ​ Retournement à l’opposé : « Je compte pour mon père » : La dernière fois qu’il m’a appelée il était inquiet pour moi, il m’a demandé si je m’en sortais financièrement, il m’a envoyé un livre pour mon anniversaire…

Cette méthode vous amènera à une prise de conscience : ce n’est pas ce qui s’est passé ni une personne qui sont responsables de notre souffrance, mais bien la croyance que nous avons en notre pensée. ​ ​ Si vous avez besoin d’un accompagnement pour retrouver votre confiance en vous, n’hésitez pas à me contacter. Nous pourrons travailler ensemble sur vos croyances, émotions et les transformer afin de vous délivrer de ces pensées qui peuvent vous freiner dans votre évolution.

0 vue0 commentaire