La cyberviolence


 

40% des participants à l’enquête ont déclaré avoir ajoutés dans leur contact des nouveaux amis qu’ils n’avaient jamais rencontrés

 

9% des 13-16 ans et 16% des 15-16 ans ont rencontré des inconnus

 

Dans 86% des cas, les parents n’étaient pas au courant.

1/3 des rencontres se sont tenues dans le secret

1 jeune sur 2 s’est rendu seul au rendez-vous

1 jeune sur 10 reconnait avoir été perturbé par ce qui s’est passé lors de cette rencontre


Enquête de 2010 de Eu Kids Online (réseau de recherche de 25 pays visant à favoriser les connaissances au sujet des expériences et des risques encourus en ligne par de jeunes Européens) et de YISS3 (Youth Internet Safety Surveys), une enquête réalisée sur 2000, 2005 et 2010 chez des jeunes de 10 à 17 ans.

 

La violence sexuelle prend plusieurs visages et ne se limite pas qu’à l’utilisation de la force physique. Elle se définit comme toute activité de nature sexuelle, avec ou sans contact physique, se produisant sans le consentement de l’un des partenaires.

La question du consentement a provoqué de nombreux débats, il en a été conclu qu’une activité sexuelle d’un adulte avec un enfant, un adolescent, un adulte handicapé, une personne se trouvant en situation de dépendance, entre dans la catégorie des violences sexuelles car ces derniers ne sont pas en mesure de consentir.

On retrouve les violences sexuelles dans de nombreuses situations. Dans cet article, je me consacrerai à la violence sexuelle chez les jeunes, notamment sur internet.

La cyberviolence se retrouve comme un nouveau moyen d’agression. Les jeunes sont très présents sur internet et en sont même fascinés. Ils peuvent être constamment en contact avec leurs amis, partager des photos, se mettre en valeur… Mais le problème est que lorsqu’ils sont sur internet, il n’y a pas que leur cercle restreint qui peuvent avoir accès à ces informations et c’est ici qu’apparaît le danger.

Les adolescents ne sont pas forcément informés des risques liés à l’utilisation d’internet. Nombreux par exemple ont envoyé des photos intimes d’eux-mêmes à un ami proche sans penser une seconde que ces photos pourraient se retourner contre eux au moment d’une possible rupture. D’autres ayant besoin de popularité peuvent se retrouver à échanger des photos contre de l’argent… Ce type de pratique suscite alors des commentaires, des éloges, mais aussi des critiques, parfois humiliantes. Le danger est que ces photos peuvent être utilisée à des fins pornographiques mais peuvent aussi permettre aux prédateurs sexuels de les repérer.

Trois caractéristiques facilitent l’expression de la violence sexuelle sur internet : l’anonymat, la distance et la dissémination.

L’anonymat va inciter l’individu à prendre plus de risques qu’il ne prendrait en situation réelle. Derrière son écran, il détient un sentiment d’impunité et se sent désinhibé.

La distance affaiblie leur empathie (leur capacité à ressentir les émotions des autres). Leurs victimes se sentent alors impuissantes, surtout si leur agresseur est une personne de leur entourage.

L’ampleur de la dissémination contribue à ce sentiment d’impuissance. Lorsque des photos ou des messages blessants sont diffusés en effet boule de neige, la situation échappe à la victime et peut être subie 24/24h et 7/7j, à la différence d’hune humiliation subie en privée à un instant T.

 

Que faire si l’on est victime de cyberviolence ?​

  • Si vous avez moins de 18 ans vous devez en parler à tout prix à un adulte.

  • Des conseillers Net Ecoute vous répondent au 0 800 200 000 ou sur le site internet, www.netecoute.fr ou par Messenger.

  • Dans le cadre scolaire, vous pouvez contacter le 3020.

  • Dans le cas de viols et agressions sexuelles vous pouvez contacter le numéro de « Viols Femmes informations » au 0 800 05 95 95.

  • Pour les femmes victimes de violences : le 3919.

 

Soyez toujours vigilants à votre utilisation d’internet. N’envoyez jamais de photos intimes de vous-mêmes même si vous êtes « sur(e) » de la personne en face, ne donnez jamais vos coordonnées à des inconnus et ne rencontrez pas d’inconnus rencontrés sur le net, du moins pas seul.

Parents, soyez vigilant à l’utilisation que fait vos enfants d’internet.

Le harcèlement sur internet, les agressions sexuelles commettent des dégâts irrémédiables sur nos enfants, nous nous devons de les protéger et de les prévenir des dangers du Net.

Si vous êtes victime de ces violences, le travail en thérapie vous permettra de vous repositionner en tant qu’individu qui choisit, qui a le choix de ce qui lui arrive. Nous travaillons également sur vos sentiments, tels que la culpabilité ou la honte que vous pourriez ressentir à la suite de cet évènement traumatique. En parler vous permettra de diminuer votre charge émotionnelle. Les groupes de parole peuvent également vous aider, au travers de l’identification à d’autres individus qui ont connu les mêmes violences que vous.

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