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L’empathie

L’empathie est, selon la définition du dictionnaire : « la faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent ».


Selon Tisseron, l’empathie aurait trois composantes : une empathie émotionnelle/affective, une empathie cognitive et une empathie mature.


L’empathie émotionnelle nous permet d’identifier les émotions d’autrui sans forcément les partager : nous voyons que notre ami est content pour X raisons, ce n’est pas pour autant que nous le sommes aussi.


L’empathie cognitive nous permet de comprendre que l’autre a une vie mentale différente de la nôtre : nous voyons que notre ami est content, nous comprenons pourquoi, mais ce n’est pas pour autant que cela nous rendrait heureux également.


L’empathie mature est une combinaison des deux précédentes, elle est la capacité de nous mettre émotionnellement à la place de l’autre : nous voyons que notre ami est content, nous comprenons pourquoi, et à sa place, nous le serions également.


Afin de mieux comprendre ces trois dimensions, Tisseron donne l’exemple des étudiants en médecine qui se retrouvent à travailler aux urgences. Face aux individus qui souffrent, certains vont être submergés par leur empathie affective et vont s’évanouir ; d’autres, n’écoutant que leur empathie cognitive ignoreront les patients qui se plaignent et qui n’ont pas de grave problème, en se concentrant uniquement sur les cas urgents ; ceux qui auront une empathie mature prendront le temps de rassurer les premiers patients en leur expliquant que d’autres ont besoin d’être soignés avant eux.


L’empathie réciproque est notre capacité à nous mettre à la place de l’autre, mais d’accepter que celui-ci puisse se mettre à la nôtre également, ressente ce que l’on ressente, comprenne ce que nous pensons.


Mais il existe également une empathie pour soi, que nous développons enfant. Ce processus se développe en plusieurs étapes : l’enfant va d’abord être capable d’identifier ses propres émotions (ce qui peut être compliqué concernant la colère ou la honte). Ensuite, il va en comprendre les raisons et accepter que l’on puisse avoir plusieurs points de vue sur une même situation.


En thérapie, l’analysant est évidemment (logiquement !) doté d’une grande empathie. En effet, nous ne tenons pas compte de nos propres principes, jugements, valeurs, croyances, tous ces éléments qui pourraient nous limiter dans notre compréhension de l’autre et notre accompagnement. Grâce à l’empathie, nous pouvons également vous poser les bonnes questions quant à votre perception du monde, votre perception des choses que vous vivez afin d’approfondir votre connaissance et encore une fois, vous accompagner donc du mieux possible.

 

Attention à ne pas confondre l’empathie avec la compassion, la sympathie ou l’altruisme.


Sympathie : « Relations entre personnes qui, ayant des affinités, se conviennent, se plaisent ».


Compassion : « Sentiment qui porte à plaindre autrui et à partager ses souffrances ».


Altruisme : « Disposition à s'intéresser et à se dévouer à autrui (opposé à égoïsme) ».


Rogers : « l'empathie c'est ressentir le monde intérieur du client avec la signification qu'il a pour lui, le ressentir comme si il était son monde à soi, sans jamais perdre la qualité de « comme si ».

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