L’appareil psychique selon Freud

Cela fait un petit moment que je voulais introduire sur ce blog des petites notions « de base » de psycho et, plus particulièrement ici, de psychanalyse. Je trouve que cela peut être intéressant d’essayer de vous expliquer de façon plus accessible les notions importantes que l’on rencontre tous les jours en consultations, mais que vous rencontrez également tous dans votre vie de tous les jours.


Nous allons ici parler de l’appareil psychique défini par Freud, qui désigne le mode d’organisation et de fonctionnement du psychisme humain.


Freud a développé deux topiques. La première, en 1900 où il décrit différents lieux : l’inconscient, le préconscient et le conscient.


L’inconscient se retrouve dans les rêves ou les lapsus par exemple. Ces éléments sont constitués de représentations psychiques contenant des charges affectives qui ne sont pas accessibles à la conscience. Il est inaccessible, c’est notre partie cachée qui est ordonnée par nos mécanismes de défenses.


Le préconscient pourrait être comparé à une rive… L’inconscient est sous l’eau, le préconscient est la rive, il est un peu découvert, mais pas trop. Il se trouve entre l’inconscient et le conscient et est régit par des processus en lien avec le langage et le principe de plaisir.


Le conscient est tout ce que l’on voit, tout ce que l’on sait de nous.


En 1923, Freud écrit sa deuxième topique où il rajoute trois autres lieux : le ça, le moi et le surmoi.


Le ça fait partie de l’inconscient et est régit par le principe de plaisir. C’est ce qui va sortir du plus brut, du plus archaïque du fond de nous. Le ça ignore les jugements de valeur, le bien, le mal, c’est une partie obscure, impénétrable de notre personnalité, il n’y a aucunes censures.


Le moi est considéré comme le pôle défensif, il est pris entre la réalité extérieure, le surmoi et le ça. Il va essayer de réguler les angoisses.


Enfin, le surmoi est le pôle de censure. Il est le représentant des exigences éthiques de l’homme. Le surmoi de l’enfant se forme à l’image du surmoi de ses parents. Il est notre conscience morale.

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