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Quelques mots de Psychanalyse

Dernière mise à jour : 9 févr.

C

Censure

La censure est un mécanisme de défense psychologique qui permet de maintenir les pulsions, les pensées et les émotions inacceptables ou menaçantes hors de la conscience.

Ce processus implique une lutte interne entre des forces psychologiques opposées, où le Moi, qui cherche à maintenir l'équilibre et la stabilité, tente de réprimer les impulsions du Ça.


La censure peut être soit consciemment provoquée, soit inconsciemment exercée, dans le but de protéger l'image de soi, de préserver les normes sociales, de maintenir l'harmonie dans les relations interpersonnelles ou d'éviter la douleur émotionnelle.

En psychanalyse, le travail consiste souvent à aider le patient à explorer les raisons sous-jacentes de la censure, à comprendre les sources de ses pulsions et de ses émotions refoulées et à trouver des moyens de les exprimer de manière plus adaptée et constructive.


Complaisance somatique

Dans la complaisance somatique, l’individu va avoir tendance à se concentrer sur ses sensations corporelles plutôt que sur ses émotions. Cela peut se manifester sous forme de préoccupation excessive pour des problèmes de santé mineurs, de recherche constante de sensations corporelles intenses voire même de dépendance à un auto diagnostic.


En psychanalyse, ce phénomène peut être un mécanisme de défense utilisé pour éviter de faire face à des émotions et/ou des conflits internes difficiles. Au lieu de faire face à ce conflit, l’individu va se concentrer sur ses sensations physiques comme moyen de distraction et/ou de soulagement.


La complaisance somatique peut également être associée à des troubles tels que l'hypocondrie, où l'individu peut être convaincu qu'il a une maladie physique malgré les preuves médicales du contraire.


En thérapie, la prise de conscience de la complaisance somatique peut aider l'individu à explorer les sources sous-jacentes de ses préoccupations somatiques et à apprendre des moyens plus adaptés de faire face aux émotions et aux conflits internes.


D

Défense autistique

Le concept de défenses autistiques a été développé par la psychanalyste Frances Tustin pour décrire les mécanismes de défense que certains individus utilisent pour se protéger contre les angoisses et les pressions émotionnelles, en particulier ceux qui ont des troubles du spectre autistique (TSA).


Ces défenses se caractérisent par des comportements répétitifs, ritualisés et stéréotypés qui permettent de maintenir une certaine stabilité psychique et émotionnelle pour l'individu. Ces comportements peuvent inclure des mouvements répétitifs (comme se balancer d'avant en arrière), des rituels de comportement (comme suivre un ordre précis de tâches), ou des intérêts obsessionnels (comme se concentrer sur un sujet spécifique).


Selon Tustin, les défenses autistiques sont mises en place pour protéger l'individu contre l'angoisse liée à la perte d'un objet primaire, comme la mère. Les défenses autistiques agissent ainsi comme un moyen de créer une forme de stabilité et de continuité dans la vie de l'individu, en créant des modèles répétitifs et prévisibles dans leur environnement.


Cependant, les défenses autistiques peuvent également avoir des effets limitants sur le développement social et émotionnel de l'individu, en limitant leur capacité à interagir avec les autres et à s'adapter à des situations nouvelles ou imprévues.


La dépression anaclitique

La dépression anaclitique est un type particulier de dépression que l’on retrouve chez les nourrissons et les jeunes enfants lorsque leurs besoins de base ne sont pas satisfaits de manière adéquate (affection, nourriture, eau, chaleur, attention, communication).

Cette dépression va se caractériser par un état de tristesse, d’apathie et de retrait social. L’enfant va se replier sur lui-même, cesser de pleurer ou de sourire. Il pourra également avoir des problèmes de sommeil, de nutrition et de développement physique et cognitif.


Désinvestissement

Le désinvestissement est un mécanisme de défense qui se met en place lorsque l’individu retire son investissement émotionnel et/ou affectif d’une personne, d’un objet ou d’une situation. Exemple : Après une rupture, une personne peut désinvestir sa relation amoureuse en retirant son affection et son intérêt pour l’autre personne.


C’est une réponse normale aux pertes et aux changements dans la vie de l’individu. Mais, s’il est excessif ou prolongé, il peut être un signe de défense contre des traumatismes ou des blessures émotionnelles antérieures et plus profondes.


En psychanalyse, le travail consiste souvent à aider l’individu à explorer les raisons sous-jacentes de son désinvestissement et à trouver des moyens plus adaptés afin de faire face aux situations difficiles de la vie.

E

L’effroi

L’effroi est une réaction à une situation de danger ou à des stimulations externes très intenses qui surprennent l’individu qui n’y était pas préparé, et qui n’était non plus pas en capacité de s’en protéger ou de la maitriser.


C’est un état de peur extrême, incontrôlable pouvant déclencher un stress aigu chez l’individu, ainsi que des réactions physiologiques (transpirations, tremblements, palpitations…). Les souvenirs de l’expérience traumatique peuvent aussi être réactivés et provoquer des flashbacks ou des cauchemars.


En thérapie, pour faire face à l’effroi, nous explorons les souvenirs refoulés et aidons l’individu à comprendre comment ces souvenirs ont pu influencer son comportement et ses émotions. La TCC peut également être indiquée afin de gérer les symptômes physiologiques et émotionnels liés à cette peur extrême.


F

Forclusion

Le terme de « forclusion » a été introduit par Lacan. Ce serait un mécanisme de défense par lequel l’individu rejette, refuse de reconnaitre un aspect de sa réalité psychique. A l’inverse du refoulement (qui consiste à refouler une pulsion ou un désir inconscient), la forclusion concerne plutôt les éléments perçus comme menaçants pour le moi et l’intégrité de l’individu (souvent, des souvenirs et expériences traumatiques).


La forclusion peut être responsable de certaines psychopathologies telles que la psychose. Lacan considérait que dans la psychose, des éléments importants de la réalité sont rejetés ou exclus de la conscience, ce qui entraine donc une désorganisation du moi et une altération de la perception de la réalité.


En psychanalyse, le travail consiste souvent à aider l’individu à intégrer les éléments refoulés dans sa conscience, ce qui peut conduire à une meilleure compréhension de soi et à une amélioration des symptômes psychiques.


H

Holding

Le concept de « Holding » dans le monde de la psychanalyse fait référence à une fonction maternelle imaginaire ou symbolique, exercée par le thérapeute ou le parent, dans la relation avec le patient ou l’enfant.


Ce terme a été introduit par Winnicott pour décrire l’importance de la présence sécurisante, soutenante et contenante d’un adulte dans le développement de l’enfant.


Le holding peut se manifester par des gestes physiques (câlins), des gestes de confort et de réconfort, ainsi que par la qualité de la présence émotionnelle de la personne qui va exercer cette fonction pour l’enfant.


Dans un cadre thérapeutique, ce concept peut aider le consultant à se sentir en sécurité et à développer une relation de confiance avec son thérapeute.


Ce concept est important en psychanalyse car il permet de comprendre l’importance de la relation entre le patient et le thérapeute dans le processus de guérison et de développement psychique.


I

L’introjection

L’introjection fait référence à un processus psychique dans lequel l’individu va incorporer des aspects de son environnement externe (des caractéristiques, comportements, valeurs, attitudes d’une autre personne) à l’intérieur de son propre monde interne.

Ce concept est souvent considéré comme une forme de mécanisme de défense car il permet à l’individu de traiter et gérer les expériences externes et internes complexes en les assimilant à son propre système psychique.


Par exemple, un enfant peut introjecter les valeurs, les attitudes de son parent, afin que ces valeurs fassent partie intégrante de sa personnalité. L’incorporation va aider l’enfant à se sentir en sécurité et accepté dans son environnement. Mais, elle peut entrainer une certaine rigidité au sein de son système de valeur et une difficulté alors à remettre en question ses propres croyances et comportements.


Il faut être prudent, car l’introjection excessive peut entraver le processus de développement et de croissance de l’individu, l’empêchant de développer son propre sens de soi et son indépendance dans ses prises de décisions. En thérapie, le consultant pourra être aidé pour remettre en question ses introjections limitantes et à s’en détacher si nécessaire.


K

La kleptomanie

La kleptomanie est un trouble du contrôle des impulsions caractérisé par le besoin irrésistible de voler des objets, souvent sans valeur ou dont la personne n'a pas réellement besoin.


Selon Freud, les actes impulsifs, tels que le vol, peuvent être considérés comme des manifestations de désirs refoulés ou de pulsions inconscientes. Le vol dans la kleptomanie peut symboliser un moyen de satisfaire ces désirs ou pulsions qui sont réprimés dans la vie consciente. Dans cette optique, la kleptomanie peut être analysée comme une tentative de résoudre un conflit psychique interne. Le vol compulsif peut représenter un acte de transgression, permettant à la personne de satisfaire temporairement des pulsions refoulées ou d'affirmer un sentiment de contrôle et de puissance.


Des événements traumatiques, des expériences précoces de privation ou de perte, des conflits relationnels non résolus ou des troubles de l'attachement peuvent jouer un rôle dans le développement de la kleptomanie.


Le vol compulsif peut être une forme de défense inconsciente utilisée pour faire face à des sentiments d'insécurité, de vide émotionnel ou d'angoisse. Le vol peut agir comme un mécanisme de compensation, procurant une gratification immédiate ou un soulagement temporaire de la tension interne.

N

La névrose de destinée

La névrose de destinée désigne une forme d’existence, caractérisée par le retour périodique d’enchaînements identiques d’évènements auxquels le sujet paraît être soumis comme à une fatalité extérieure.


Cette névrose serait liée à des conflits inconscients et des traumatismes non résolus de l’enfance. Ces traumas influenceraient les choix de vie, les relations et les comportements de l’individu.

Cela peut se manifester par exemple par des comportements autodestructeurs, l’évitement de situations bénéfiques, ou le fait d’attirer des situations négatives dans sa vie.


En thérapie, le travail consistera à prendre conscience de ces facteurs inconscients afin que l’individu puisse être en mesure de prendre des décisions plus éclairées et modifier ses comportements afin d’atteindre des objectifs plus satisfaisants pour son bien-être.


P


La paramnésie

Dans la paramnésie, le passé et le présent sont mélangés, on ne sait plus si l’on est dans le réel ou dans l’imaginaire. L’individu va avoir du mal à localiser dans le temps un souvenir exact ou il va penser reconnaitre une situation/un lieu/un objet/une personne qui en réalité, lui sont inconnus, on appelle cela des faux souvenirs.


On retrouve ce trouble le plus souvent dans le syndrome de Korsakov, appelé également démence alcoolique. Ce syndrome a une origine toxique (généralement l’alcoolisme). L’individu est confus, distrait, il se souvient des faits anciens mais ne fixe plus aucun nouveau souvenir. Mais ce trouble peut également faire suite à une lésion cérébrale, des effets secondaires à un médicament ou un traumatisme psychologique.


Le principe de constance

Le principe de constance a été développé par Freud. Selon lui, le but fondamental de l’appareil psychique est de maintenir une certaine quantité d’énergie psychique constante, malgré les changements produits par les stimuli externes et internes.


La constance implique que cette énergie psychique disponible doit être distribuée de manière efficace afin de répondre aux besoins et exigences de la vie psychique. Si elle n’est pas distribuée de manière équilibrée, cela peut entrainer de l’anxiété, des tensions, des dysfonctions psychologiques.


En psychanalyse, le travail thérapeutique peut consister à aider l’individu à trouver des moyens plus adaptés afin de gérer cette énergie psychique, en explorant les sources de ses conflits et de ses blocages émotionnels, en examinant ses schémas de pensées et de comportements dysfonctionnels et en trouvant des moyens plus sains de réguler ses affects.


S

La schizophrénie

La schizophrénie est un trouble psychiatrique complexe. Dans la psychanalyse, ce trouble est considéré comme une manifestation de conflits psychiques inconscients et de défenses psychiques mal adaptées. On retrouve des processus psychiques fragmentés et des difficultés à maintenir une cohérence entre les différentes parties de la personnalité.


La théorie psychanalytique va mettre l’accent sur les processus de désintégration du moi et de fragmentation des expériences. Les individus atteints de schizophrénie auraient des difficultés à intégrer et à donner un sens cohérent à leurs pensées, émotions et perceptions. On peut retrouver comme symptômes des idées délirantes, des hallucinations, des troubles de la pensée et une désorganisation de la personnalité.


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