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La chimie de l’amour

Mettons de côté tout le romantisme de l’amour, et parlons-en du côté de la chimie aujourd’hui !


Comme je vous l’avais indiqué lorsque je vous avais parlé de la dépendance affective, on peut être clairement addict à l’amour !


Les sentiments amoureux passionnels entraînent dans le cerveau une dépendance qui est comparable aux drogues dures (l’amour = héroïne ou cocaïne).


Durant cette période de passion, notre cerveau produit en grande quantité de la phényléthylamine (de la famille des amphétamines). Cette hormone provoque l’euphorie, l’hyperactivité et le besoin constant d’être auprès de la personne que l’on aime. Elle stimule aussi la production de dopamine qui va alors favoriser les comportements qui contribuent au plaisir et procure une sensation euphorisante de bien-être et de bonheur. Il semblerait même que la dopamine nous pousse à aimer clairement de manière excessive durant une certaine période la même personne.


Toujours durant cette phase passionnée, le cerveau voit une diminution de 40% de ton taux de sérotonine et le noyau caudé devient hyperactif. Ce déséquilibre peut s’observer par exemple chez des personnes qui ont diverses obsessions ou compulsions comportementales. Cela pourrait expliquer le besoin obsessif de certaines personnes à vouloir être sans cesse près de son amoureux.


On retrouve également l’ocytocine, neurotransmetteur, qui est libérée lorsque nous touchons notre partenaire. Les caresses procurent des sensations agréables qui nous poussent à nouveau à vouloir les reproduire encore et toujours. Cela expliquerait donc ce besoin de fusion et la grande souffrance ressentie suite à une séparation.


C’est donc normal d’avoir mal, ce n’est ni de l’ordre du caprice ou de la faiblesse, cela est lié à ces intenses modifications neurochimiques dans notre corps et notre cerveau.

Donc afin d’éviter de souffrir, les amoureux ont tendance à se rapprocher au maximum afin d’éviter les moments de séparation.


Seulement, un nouveau problème pointe le bout de son nez ici ! En effet, un excès de fusion va finir par provoquer des tensions importantes. Notre corps et notre cerveau vont finir par être saturés par toutes ces « drogues amoureuses » et leurs effets auront tendance à diminuer avec le temps. Plus nous serions fusionnels, plus vite nous nous lasserions de l’autre, et il y aurait un risque de vouloir chercher ailleurs une nouvelle personne nous permettant de gouter à nouveau à cette drogue.


Il existe cela dit un moyen afin de trouver la juste distance dans notre couple : la modération. Alors, certes… L’amour est par définition immodéré et déraisonnable, mais il est possible d’arriver à gérer un minimum cela !


La défusion est possible en créant dans le lieu de vie un espace individuel où chacun peut se réfugier seul, séparé de son amoureux. La défusion est encore plus efficace si la séparation est physique pour quelques jours. L’objectif sera d’effectuer comme une cure de défusion. Notre cerveau aura le temps de se désintoxiquer de sa surcharge de drogue et pourra se créer alors, à nouveau, l’agréable sensation de manque de l’autre et tout son désir pour lui également.

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