La phobie du noir

La peur du noir est la nyctophobie, ou achluophobie.

Cette peur ne représente pas tant la peur de l’obscurité elle-même mais plutôt des divers dangers qu’elle pourrait masquer.

Cette peur ne concerne pas que les enfants mais bien les adultes également.

Elle peut être liée à une anxiété de séparation qui tiendrait son origine durant l’enfance.

Il y a plusieurs peurs caractérisées au sein de cette phobie : la peur d’être aveugle, la peur qu’il y ait un monstre/fantôme, la peur qu’il y ait un individu dangereux dans la chambre. Mais elle peut également se déclencher à la suite d’un visionnage d’un film d’horreur ou à la lecture d’un livre terrifiant.

De nombreux éléments dans le noir vont augmenter l’anxiété. Dans le noir, il y a le silence qui exacerbe les bruits, on est seul avec soi-même, avec ses pensées, on est fixe, comme si nous étions morts, et tout autour de nous est déformé, les objets sont méconnaissables donc inquiétants.

Afin de contourner cette peur, l’individu va adopter des stratégies d’évitement telles que de vérifier que toutes les portes soient bien fermées, que personne n’est sous lit, retarder le coucher, ce qui peut être compliqué à vivre pour l’entourage.

La thérapie pourra vous permettre de vous poser de questions que vous ne vous étiez jamais posées. L’idée sera de déconstruire vos croyances erronées au sujet de votre peur. Petit à petit, au niveau comportemental, vous éteindrez au fur et à mesure de votre évolution les lumières. D’abord celle d’une pièce dans la maison, puis celle de la chambre en laissant juste une veilleuse, la télé, jusqu’à dormir définitivement dans le noir.