La phobie des bisous

La peur des baisers est la philematophobie.

Le baiser nécessite un contact intime qui peut susciter la crainte de ne pas être à la hauteur, ou alors une crainte de transmission de maladies. En effet, plus de 80 millions de bactéries sont échangées lors d’un baiser ! L’individu phobique peut donc craindre d’attraper une maladie telle que la mononucléose, que l’on surnomme la maladie du baiser.

Mais cette phobie peut provenir d’un trauma durant l’enfance, tel qu’un abus sexuel.

Cette crainte peut être liée à d’autres peurs. Telle que celle de l’abandon par exemple. Le baiser peut être associé à la notion d’engagement, de ce fait, l’individu va éviter de donner ou de recevoir des baisers, par peur d’être abandonné. Dans ce type de situation, on peut observer un manque d’estime de soi.

Elle peut également être liée à la peur d’être touché. Prenons l’exemple du french kiss. C’est un baiser langoureux, mais qui peut paraitre intrusif. Il nécessite d’être en confiance avec son ou sa partenaire. Ce type de baiser pouvant être considéré comme très intime, il est plus confortable à pratiquer en toute intimité, voire pas du tout pour l’individu phobique.

D’autres peuvent souffrir d’une aversion pour les odeurs de la bouche. On ne parle pas ici que de mauvaise haleine mais de tout type d’odeur, qui provoque alors un intense dégout. Il n’est donc même pas envisageable de penser ici à un baiser…

Il existe un record du plus long baiser du monde ! C’est un couple de thaïlandais qui le détient, ils se sont embrassés sans interruption pendant 58 heures, 35 minutes et 58 secondes.

 

Revenons au fameux french kiss ! On brulerait près de 6.4 calories par minute lors de ce langoureux baiser ! Il ferait travailler au moins 34 muscles faciaux en même temps, dont le muscle orbiculaire de la bouche que l’on nomme également le muscle du baiser.

 

A l’inverse de la phobie, l’envie d’embrasser à tout prix se nomme la basorexie.

 

Les lèvres sont 100 fois plus sensibles que le bout des doigts.