La phobie des anniversaires

La phobie de l’anniversaire peut être lu sous différent angle.

Cela peut être l’angoisse du temps qui passe, de l’âge, mais également l’angoisse de se retrouver sous le feu des projecteurs.

L’individu peut également détester les cérémonies car il a l’impression de perdre son temps ou peut lui ramener de mauvais souvenirs.

Le birthday blues concerne la fragilisation psychique aux alentours de la date d'anniversaire. Cette fragilisation peut aller jusqu’à la dépression, voire au suicide. Dans sa forme la plus courante, il s’agit d’une légère déprime liée à certains caps d’âge (le changement de décennie ou le fait d’atteindre l’âge auquel une personne précieuse est décédée).

Les études statistiques menées à ce propos montrent que les suicides chez les moins de 25 ans et les plus de 75 ans sont significativement corrélés à leur date anniversaire de naissance.

Le birthday stress est autre chose. Il correspond aux corrélations entre dates de décès et dates de naissance. On constate ce birthday stress particulièrement chez :

les hommes de plus de 50 ans, dont les accidents vasculaires mortels sont plus fréquents trois jours avant leur date anniversaire qu’à n’importe quelle autre période de l’année ;

les femmes qui meurent plus fréquemment dans la semaine du jour de leur anniversaire de naissance qu’aux autres semaines de l’année, quels que soient leur âge et la cause du décès.

Il existe d’autres réactions face aux anniversaires, et des bien plus joyeuses !

L’anniversaire a, par exemple, un effet positif sur l’estime de soi, il aide à faire un bilan de vie et prendre certaines décisions, il autorise à réaliser des projets, des rêves. Ceci dit, arriver un certain âge, la fête d’anniversaire imposée peut renvoyer l’individu à la perspective de mourir, perspective que personne ne souhaite envisager.

La fête anniversaire comporte plusieurs dimensions : elle est une fête personnelle, un prétexte pour faire la fête, un moyen de consolider le narcissisme et elle vient remplacer les rites de passages qui diminuent avec le temps (baptême, diplômes…).

La fête d’anniversaire permet aussi de vérifier la solidité des liens affectifs et offre des bénéfices psychologiques à l’individu qui le fête.

Fêter son âge aiderait même à mieux vieillir ! Cela aide à mieux accepter son âge lorsqu’on rapproche de son âge subjectif (l’âge que l’on a dans sa tête !) de son âge chronologique.

La peur des cadeaux est la capitellophobie.

La peur des surprises est l’hédonophobie.

La peur de la nouveauté est la caïnophobie.

L’individu souffrant de cette phobie redoute vraiment les cadeaux qui pourtant lui font plaisir. Les périodes telles que Noël ou les anniversaires sont pénibles pour lui.