La tokophobie

La peur d’enfanter est la tokophobie. C’est une phobie liée à la crainte de la douleur et de la mort.

Les jeunes femmes imaginent que l’accouchement se passera mal, qu’elles vont souffrir et certainement en mourir. Malgré les informations que l’on peut fournir quant aux progrès médicaux et la rareté des complications graves, la peur persiste !

Les tokophobes connaissent alors des vomissements intenses et cette peur peut amener à un arrêt volontaire de la grossesse ou après l’accouchement, à un syndrome de stress post-traumatique.

Pour certaines, la peur est si forte qu’elles renoncent totalement à avoir un enfant.

L’origine de cette phobie est multiple, elle peut provenir d’un traumatisme lors d’une consultation obstétrique, d’un traumatisme sexuel, d’une peur de la souffrance

Il existe trois formes de tokophobie :

La tokophobie primaire

Elle précède le premier accouchement et remonte à la période de l’adolescence. Durant cette période, les relations sexuelles sont normales, mais la contraception est presque excessive (emploi simultané de plusieurs méthodes de contraception) de peur de tomber enceinte.

Si vient le désir d’avoir un enfant, la préférence pour la césarienne est constatée ainsi qu’une programmation de l’accouchement.

La tokophobie secondaire

Elle survient après un accouchement difficile (extraction instrumentale en urgence, douleur très importante…). Ces femmes ont cru que leur bébé était mort ou qu’elles allaient mourir. Malgré ce traumatisme, certaines de ces femmes ont eu un autre enfant mais avec une grossesse très stressante. Comme pour la tokophobie primaire, les femmes souffrant de tokophobie secondaire privilégie la césarienne.

La tokophobie comme symptôme d’une dépression pré-natale

L’implication dans la grossesse et le fait d’accoucher peut entrainer un syndrome dépressif.

Afin de pallier à cette phobie, l’individu peut effectuer une TCC dont l’objectif sera de réduire voire de supprimer les symptômes qui accompagnent sa phobie. Cela permettra d’identifier et de modifier le schéma qui alimente son angoisse. Il est préférable de débuter la thérapie avant une première grossesse, afin que cela n’ai pas d’impact sur celle-ci. Mais il est clairement nécessaire que l’individu puisse avoir un accompagnement psychologique.

Votre partenaire sera également votre meilleur allié, ne le laissez pas à l’écart de ce que vous vivez. Son soutien pourra atténuer vos symptômes, il pourra vous accompagner lors des consultations et vous soutenir dans ces moments difficiles. Il ne faut pas oublier que lui aussi pourra parfois être angoissé et peut également bénéficier d’un accompagnement.

La peur d’accoucher est la maieusiophobie

La peur des périodes de fécondation est l’oestrophobie.